ÉDITO

 

 

Bis repetita ! Comment ? Encore une fois ? Recommencer, pas à pas, pour aller plus loin ? Là-bas, où ça ? On ne voit pas… Bon, quand est-ce qu’on repart ?

Nous sommes sur la ligne de départ, quelque peu essoufflés. Mais il faut reprendre une course interrompue, sans échauffement, avec les yeux fixés sur un horizon tantôt flou, tantôt net. Un retour en arrière ou un bond en avant, le choc des obstacles : on ne sait où l’on se trouve dans ce jeu de miroir, notre silhouette s’y perd. Mais nous sommes emplis d’une certitude, celle d’unir toutes nos forces, nos volontés, nos moyens à disposition pour reprendre la Fête là elle s’était arrêtée brutalement. On ne peut déclarer forfait…

Recommencer et se renouveler pour mieux se dépasser, dépasser le passé, reprendre là où ça s’était cassé. Avancer, devancer sans chanceler sur cette ligne infinie qui donne le vertige. On défie le temps qui défile, et pendant un court instant l’on s’imagine ailleurs, à un autre moment. C’est cela, être humain. C’est sentir le temps comme la sueur sur la peau. Collé, un peu dedans, un peu dehors, il suinte, glisse ou sèche et nous éprouve dans l’effort de nos destinées agitées comme la flamme olympique.

Nous y sommes, la ligne d’arrivée est si proche. Dans cette précipitation, ce flot de la vie qui nous chahute, on peut cependant distinguer la proximité de notre futur, le palper de nos deux mains… Peut-on dire que demain vient à nous ? Dans quel sens aller, sur cette frise de l’humanité ?

Mais au fait…

Demain, c’est aujourd’hui ?

 

La résolution actuelle n'est pas adaptée à votre écran
Accéder à la version mobile